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mardi 24 octobre 2017

L'étranger de Camus



titre : L'étranger
auteur : Albert Camus
édition : Folio
nombre de pages : 191
parution : 1942
coût : 5,90€
lecture n°73












« Aujourd'hui, maman est morte. Ou peut-être hier, je ne sais pas. »

Mon avis : 

L’étranger de Camus est comme un lac. On est allongé dans l’eau, le ciel en face de nous, et on flotte. On ne ressent que le besoin de se laisser aller, rien que le besoin de fermer les yeux et de sentir l’eau nous glisser sur la peau. 

J’ai lu ce livre sans m’en rendre compte. Je ne pensais à rien et même deux mois après, quand j’essaie de me souvenir, je pense toujours à rien. Ce livre m’a, pour un moment seulement, anesthésiée de la vie. Il m’a donné envie d’abandonner, il m’a donner envie de vivre juste pour vivre, sans joie ni peine. 

Sauf que ce sentiment, je ne l’aime pas. Il est étrange, froid contre mon coeur. Et c’est ce qu’est ce livre pour moi. Etrange. Froid. Distant. Vrai et faux à la fois. Vrai car il n’y a pas de fioriture, il n’y a pas d’ornement, juste la pensé d’un homme. Faux car je me demande comment l’on peut vivre comme lui. Est-ce que cela fait mal ? Ou est-ce que l’on ne ressent vraiment rien du tout. 

La plume de Camus est comme neutre. Elle est froide, blanche, méthodique. Quant à Meursault, c’est lui l’étranger. Il est étranger de monde dans lequel il vit, étranger de sa propre vie, étranger de lui-même. C’était comme s’il ne ressentait rien, aucun sentiment. Tout est pour lui action machinale, habituelle, aucune ne surpasse une autre. Quand Marie demande à Meursault s'il veut se marier avec elle, il répond que ça n'a pas d'importance, mais qu'il le veut bien. Quand il tua l’Arabe, il prétendit que c’était à cause de la lumière, de la chaleur et de le sueur. Il n’a aucune raison valable, comme si tuer était un acte comme un autre. 


Ce livre créer un décalage entre l’individu et le monde. Ce livre fait peur et en même temps transporte comme un message de paix à la fin. Quand Meursault va mourir, je me rends compte que, délivré de toute illusion on peut enfin chercher le bonheur dans l’instant présent. 

PS : J'ai écrit cette chronique en deux temps. Tout d'abord cet été quand je l'ai lu puis à la rentrée en septembre quand j'ai su qu'il fallait le lire pour le bac. Il y a donc un mélange très hétérogène entre mon ressenti et un tout tout tout début d'analyse. 

2 commentaires:

  1. Ce livre doit être intéressant à étudier en cours tellement il laisse perplexe :) j'avais beaucoup aimé, justement, cette plume distante et froide !

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    1. Oh oui, j'aurais adoré l'étudier plus en profondeur mais notre prof a préféré nous le donner en cursive :'(
      C'est vrai que cette plume est vraiment très belle

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